You need to upgrade your Flash Player
You need to upgrade your Flash Player
You need to upgrade your Flash Player
You need to upgrade your Flash Player
 
Jan Van Gent dit le fou de Bassan  - Dimanche 14 janvier 2007
Jan Van Gent Tout d'abord, un petit temps de méditation, en admirant l'étiquette de cette bière, ou plutôt le paquet cadeau qui entoure la bouteille.

Vous aurez reconnu un splendide fou de bassan, de fort beau gabarit. Ca pourrait sembler idiot, mais sachez qu'en néerlandais, fou de bassan se dit Jan Van Gent. La boucle est ainsi bouclée.

Enfin, si l'on peut dire, c'est quand même une drôle d'idée de mettre un volatile cousin du pélican sur une bouteille de bière, un peu comme si on mettait un pitbull sur une bouteille de whisky...
Après la méditation, l'interlude, avec quelques mots sur la brasserie liefmans, située quelque part à oudenaarde, patelin situé quelque part en belgique.

Cette brasserie est surtout connu pour sa production de vieilles brunes (oud bruin), bière un peu spéciale basée sur une fermentation mixte (haute + spontanée) vieilie en fûts de chêne, et déclinée sous diverses formes, framboise, kriek, et même glühkriek, un peu comme le glühwein, mais pour une kriek...


Pour la bière, en fait c'est une ambrée tout bête. Légère, 5.5°, une mousse peu épaisse mais relativement persistante, un nez assez marqué caramel, et un bel équilibre en bouche, un peu d'épices non identifiées, avec une toute petite acidité à la fin.

En fait, assez peu de traits marquants, si ce n'est une certaine finesse, voire même une certaine élégance. En somme, une bonne bière belge, comme les autres, assez légère pour être bue en été, et pas désagréable en hiver.

Des mauvaises langues pourraient déduire de cela qu'elle est sans intérêt. Et c'est alors que l'on repensera à l'étiquette funky, et finalement on se dira que tant qu'à prendre une bière de tout les jours, celle là est quand même au top !

Lien utile sur le Fou de Bassan

Sint Sixtus 12 alias Westvleteren 12 
-
Jeudi 02 novembre 2006
Allez, on continue avec du très lourd, et du trappiste, avec la Sint Sixtus 12, aussi appelée Westvleteren 12 (Sint Sixtus c'est le nom de l'abbaye, et Westvleteren le nom du patelin). L'abbaye brasse aussi une 6 (blonde) et une 8 (brune).

Point funky, les bouteilles ne présentent pas d'étiquette, tout est marqué sur la capsule, avec une couleur distinctive pour chacune des bières de l'abbaye. Ici c'est la jaune.

La bière est très sombre et épaisse, et développe une mousse relativement abondante mais peu persistante. Par delà les arômes assez marqués de café, on retient surtout le très bon équilibre entre amertume, goût et degré d’alcool, qui fait de cette bière une tuerie. Dans le plus pur style trappiste, très similaire par exemple à la rochefort 10, mais en mieux à mon humble avis A noter, cette bière supporte très bien un vieillissement (2 ans est une durée généralement admise comme pas mal), qui lui apporte une amertume maltée et un goût de levure extrêmement prononcés.

Devant tant d'éloges, une phrase vient spontanément à l'esprit du lecteur : Yeah, je vais l'acheter! Ben non, ça marche pas comme ça. Enfin si, mais c'est compliqué. En fait le gros hic de cette bière, c'est qu'elle n'est pour ainsi dire pas du tout diffusée. En gros on peut en acheter à l'abbaye par caisses de 24, où au café In De Vrede situé juste en face, par paquets de 6. Ce ne serait pas trop grave si l'abbaye n'était pas située au milieu de nulle part, dans la campagne belge, le genre d'endroit où on ne va pas en vacances.

Et pour parfaire le tout, même à l'abbaye il n'y en a pas toujours, les moines ne ressentant pas le besoin d'augmenter la production de cette bière censée subvenir uniquement à leurs besoins. La morale de tout ça, c'est que ça vaut le coup d'aller s'en procurer, pour sur. Mais ça vaut encore plus le coup de téléphoner avant pour savoir si la bière est disponible à la vente, une après midi
pourrie est si vite arrivée...

La note : 18/20 pour la première. 14/20 pour la seconde qui peut avoir un peu plus de mal à passer. 11 pour la troisième, on reste au dessus de la moyenne mais ça va plus très fort. Pour les quatrièmes, cinquièmes voire sixièmes, c'est la chute, avec des notes respectives de 8/20, 5/20 et 3/20, et de gros problèmes gastriques.

Andechs weissbier, Bitte! 
-
Dimanche 27 août 2006
Première bière non belge présentée dans ces pages, ce sera une bière teutonne, une Münicher weissbier pour être précis. Pour faire rapide, c'est assez proche des bières blanches belges, les épices en moins, la quantité en plus.

Pour redire la même chose en plus long, il s'agit d'une bière dans la composition de laquelle apparaît le froment (en allemagne il est malté, en belgique non) en plus de l'orge maltée, de l'eau, du houblon et des levures.

Ici, pas d'épices types coriandre ou écorce d'orange comme c'est la cas dans les cousines belges. Enfin, la bière de base en allemagne, c'est le demi litre, mais les gens bien élevés en prennent un litre, comme le verre sur la photo. Ils disent alors ces douces paroles : «Ein Mas Bier, bitte! »
La bière en question ici est brassée à l'abbaye d'Andechs. En quelque sorte, il s'agit d'une trappiste belge, même si l'appellation n'est pas présente ici (Une sombre histoire d'ordre monastique différent et de capitalisme rampant...).Cette abbaye brasse par ailleurs 6 autres bières de façon permanente, plus quelques une de manière plus sporadique.

La weissbier est elle d'un grand classicisme, une belle mousse, une texture assez épaisse (bière non filtrée), assez pétillante. Très agréable en apéritif par des saveurs sucrées et un goût de levure marqué mais doux. Ce type de bière n'est pas nécessairement le plus riche d'un point de vue gustatif, mais constitue une excellente bière d'été, quand il fait beau et beau.

Par rapport aux autres weissbier trouvables de ci de là, on se situe dans la moyenne haute, même si les différences sont relativement peu marquées dans ce type de bière. A signaler, il est possible d'obtenir la méga classe en allant la boire à son lieu de brassage en bavière, c'est joli tout plein, et on peut tenter l'alliance culinaire bière + Kartoffelnsalat en compagnie de centaines de locaux qui procèdent de même.

Oudbeitje sous 40°C
-
lundi 24 juillet 2006
Ouh, qu'est ce qu'il fait chaud... Pour me consoler, je me pose dans un hamac entre deux platanes, je respire les effluves des champs de lavande environnants, et je bois une Oudbeitje de Hanssens. Ha la belle vie !


...



Bon, j'avoue, mise en situation fallacieuse, en vrai je suis dans mon fauteuil gonflable à  Paris et je respire les gaz d'échappement. Par contre je bois bien une Oudbeitje, qui est bien une bière produite par Hanssens, brasserie ci dessous décrite !
En fait, Hanssens n'est pas à proprement parler une brasserie, il s'agit tout comme De Cam d'un coupeur de gueuze, c'est à  dire quelqu'un qui achète des lambics pour ensuite les travailler de différentes manières et les vendre sous forme de gueuze, kriek, ou autres choses plus folkloriques.
On peut se procurer les produits Hanssens dans une espèce de bar situé dans le lieu de production, dans une petite ville non loin de Bruxelles, là  même où des autochtones passent le samedi matin remplir leur bidon de kriek pour la semaine, action classe s'il en est.

Et la Oudbeitje, c'est un lambic à  la fraise. Drôle d'idée... Cette bière à  un aspect cuivré et ne mousse quasiment pas. Au nez, ça colle, la fraise parvient à  faire oublier l'aspect organique habituel aux produits Hanssens. Par contre, ensuite, le goût de fraise se fait moins présent, ou en tout cas pas sous la forme attendue.

Le tout est globalement bon, mais le mariage entre le lambic et la fraise ne m'a pas paru très équilibré; on se retrouve finalement avec une amertume moyennement agréable, ce qui confirmait un peu mes craintes venant des recommandations de boire cette bière froide.

Finalement, on ne peut pas dire que ce soit une mauvaise bière, loin de là , mais il semblerait quand même que la cerise se marie mieux avec le lambic que ne le fait la fraise. Les autres produits Hanssens, plus classiques, sont également meilleurs... Dur de mettre une note pour cette bière atypique, à la louche 13/20, largement buvable, mais en deça des true lambics habituels.


Kriek De Cam sur le Web
-
mercredi 21 juin 2006
Hop, on va parler d'une kriek cette fois ci, la kriek De Cam en l'occurence.

Karel Gosseau, le « chef » de De Cam est un coupeur de lambic, ce qui signifie qu'il ne brasse pas lui même son lambic, mais qu'il l'achète à des brasseries voisines pour prendre en charge le vieillissement et l'adjonction des cerises dans le tonneau. Un peu facile me direz vous, il pourrait se fouler un peu plus et brasser lui même le saligaud. Et je répondrai non non pas du tout, car son véritable métier  est maître brasseur chez Slaghmuylder, sympathique brasserie belge qui produit la série des Witkap.
Karel Goddeau ne s'occupe donc de De Cam que les week end, presque bénévolement étant donné que personne n'est jamais devenu maître du monde en vendant des lambics.
Revenons en à cette kriek. Pour l'aspect visuel je vous renvoie à la merveilleuse photo non loin, où les plus perspicaces pourront noter que cette bière est joliment rouge/marron et ne mousse pas du tout. Le côté légèrement trouble vient de la non filtration et du gros paquet de levure au fond, ne vous inquiétez pas c'est bon quand même !

Pour le reste, c'est une tuerie™, l'une des meilleures krieks que j'aie goûté à ce jour. Le goût de noyau si souvent présent se fait ici relativement discret, ce qui en soi n'est pas un gage de qualité, mais en l'occurence cela permet au fruité de triompher, la cerise est bel et bien là dans sa quintessence, et l'acidité inhérente à ce type de boissons, qui peut à la longue être écoeurante, est parfaitement balancée. Du coup, le verre plein est vite vide, on peut le plaindre... Et l'on regrette le manque total de distribution de cette bière, vaguement trouvable dans les environs de Bruxelles...

la note : 2/2

Retour à la page d'accueil

Ich Mag Bier...
De la bière dans mon whisky

Ben voui.. Avant de devenir whisky, notre breuvage favori passe dans d'énormes cuves appelées "washback" dont le résultat est proche, après fermentation,  de la bière .

Notre  ami Benoit est tombé dedans quand  il était petit. Maintenant il vous propose ses commentaires.

Washback

Archives



   
You need to upgrade your Flash Player