Laphroaig Cadenhead'slundi 24 avril 2006
Laphroaig 12 ans
Nez tourbé, assez sec et fruité. Un côté médicinal (sans rire…) mais pas seulement (on est bien avancés). Des plantes (lesquelles ???). Superbe de finesse tourbée et de précision en tout cas. En bouche c’est parfaitement équilibré, très doux (bon OK, à l’échelle d’un Laphroaig brut de fût, allergiques s’abstenir), fruité et la tourbe et le sel reviennent en finale. Excellent whisky!


Laphroaig 12 ans 1991 Cadenhead's - 56,2%
Bourbon Hogshead





Bon allez, j’avoue… Je rangeais ma bouteille en pensant lui mettre un 18, ce qui reste une excellente note, mais j’étais un poil déçu, je m’attendais à le noter mieux… Et là je me suis dit que j’avais certes ajouté quelques gouttes d’eau, mais je n’avais pas tenté une vraie réduction. Je ressors ma bouteille et mon eau et je me mets au boulot (j’en connais qui auraient poussé des cris en me voyant faire… faudra que je ponde un jour un petit truc sur les réfractaires à l’ajout d’eau dans le whisky, une espèce à part et j’espère en voie de disparition). Bingo ! Douceur, complexité, précision, fruits, tout s’accentue avec cette réduction (notez le sens du paradoxe…), et un côté un peu sec a disparu. La note monte ! On passe d’un excellent whisky à un vrai coup de cœur. Un demi-point de plus qui fait toute la différence. Dire qu’il y a des gens qui vivent sans connaître Laphroaig…18,5/20

Ballechin New Spirit
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lundi 17 avril 2006
..Et c'est Vincent qui se lance:

"eh bien pour commencer cette série de notes de dégustation, nous allons nous pencher sur le lourd dossier du Ballechin – un distillat d’Edradour tourbé de 6 mois dégusté chez l’affreux Pierre, alias « c’est dégueulasse». Ce Ballechin faisait l’objet d’un petit concours de dégustation qui nous avait permis à l’époque, grâce au flair incomparable de notre ami Sacha – le cochon truffier de la bande – de repartir avec un sample de Laphroaig 31 ans 1974. La caractéristique principale de ce Ballechin était de posséder des notes fermières assez prononcées tirant nettement sur la bouse de vache, ce qui en tant que normand n’était pas pour me déplaire. 

Mais je ne résiste pas au plaisir de laisser maintenant la parole à Benoît qui en tant que Ch’ti a nettement moins goûté ces senteurs bovines...

Benoît : Je me dois pour ma par de citer ce même Pierre : Ca poke !  Et c'est dégueulasse ! Comme l'a dit Vincent, ce Ballechin insiste lourdement sur la bouse de vache. Très peu pour moi donc, je n'en raffole pas. C'est l'un des rares malts que je n'ai pas su finir d'ailleurs. En temps normal je n'apprécie  que moyennement les jeunes tourbés, et le côté métallique des jeunes distillats ne me passionne pas non plus, ce Ballechin décroche donc le ponpon en matière de souffrance du dégustateur. J'y reviendrai dans quelques années, en attendant je passe la parole à Sacha.

Sacha : Etant tombé face la première dans une bouse de vache dans ma Normandie natale, je rejoins Vincent dans son appréciation: il y en a et J'adore! Bon, il ne faut pas oublier que c'est un distillat de 6 mois qui titre plus de 60° d'alcool, l'aspect métallique est bien présent, c'est loin d'être de la dentelle mais c'est largement prometteur. Dès les premières flaveurs on pense "tourbe", "tourbe" et "tourbe".



Coffre à alcool chez Edradour



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Drôles de drams

Rencontres plus ou moins nocturnes autour d'un verre de whisky dans des lieux plus ou moins étranges.  Bien calés dans le canapé de luxe Ikea et nous voilà parti à la quête du St-Graal  whiskiesque..


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